DOI: 10.26650/litera2026-1814948 ISSN: 2602-2117

Autour du trop-plein de Sartre et de la délivrance de Yusuf Atılgan

Hüseyin Öztürk
Dans cet article, on essayera de démontrer les similitudes et les différences entre deux caractères du roman du 20ième siècle : Antoine Roquentin dans La Nausée de Jean-Paul Sartre et le caractère « C. » dans L’Oisif (Aylak Adam) de Yusuf Atılgan. Antoine Roquentin est, peut-on dire, l’archétype de la philosophie existentielle de Sartre et ce caractère, ainsi que le roman, ont influencé presque toute une génération. On ne peut pas faire une induction et dire que Yusuf Atılgan fait partie de cette génération mais le caractère C. porte sans doute des traits d’Antoine Roquentin : il s’ennuie, il a du mal à donner du sens au monde et aux gens, il est en proie à une aliénation complète. Il est le prototype de l’homme indécis, désorienté et aliéné de l’époque de l’après-guerre. Nous tenterons, dans notre article, d’analyser les traits de ces deux caractères du point de vue sémiotique et du point de vue comparatif. On étudiera ensuite les notions clés dans chaque roman, comme « délivrance », « angoisse » ou encore le « trop plein ». On abordera également le sujet sous l’angle de la cénesthésie, selon la conception qu’en donne Jacques Fontanille. Enfin, après l’étude de la place des femmes aux yeux des personnages principaux des deux romans, on tentera d’explorer, par la comparaison, les univers littéraire et philosophique de ces deux oeuvres.

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